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Au Pré Madame

Province: Brabant wallon
Région : Hesbaye
Rue d'Hedenge
1367 Ramilies
0472/227217
aupremadame [at] gmail.com


Pas de souscriptions pour ce projet

  • Sur ce terrain, Terre-en-vue organise et met en oeuvre la rencontre entre un propriétaire sensibilisé et des (futurs) agriculteurs désireux de développer un projet agroécologique.




Au Pré Madame

Bienvenue Au Pré Madame

S’ancrer dans son environnement est un élément essentiel pour Lisa-Marie Herman. Tant au niveau du respect des ressources naturelles que de la dynamique locale. A terme, Lisa-Marie souhaite d’ailleurs ouvrir son projet à un public plus large et ainsi créer des partenariats avec ses clients mais aussi des stagiaires, des étudiants et d’autres porteurs de projets.
C’est donc dans une volonté d’échanges et de partages qu’a débuté son projet Au Pré Madame à Bomal, dans la commune de Ramilies, en province du Brabant Wallon, et ce, depuis 2019.

Se former au maraîchage

Avant tout, il s’agit d’un projet professionnel visant à la production de légumes et de fruits ainsi que de plantes aromatiques. Nimacultrice (non issue du milieu agricole), Lisa-Marie s’est formée au maraîchage à l’Espace-test de Beauvechain* de 2016 à 2018. Son attrait pour le travail de la terre a débuté dès son enfance quand elle allait au potager avec son père. C’est grâce à lui qu’elle a développé un respect profond pour la nature et le rythme des saisons. Ces dernières années, elle continue à approfondir ses connaissances avec différents organismes (BioWallonie, le MAP-EPI, le CRABE,…) et en échangeant avec d’autres maraîcher.ère.s de son réseau.

*Terre-en-vue est une des quatre associations qui accompagnent les porteurs de projets accueillis à cet espace test.

Philosophie du projet

Un des éléments principaux qui caractérisent l’état d’esprit d’Au Pré Madame est l’accent qui est porté sur le respect de la biodiversité et de l’environnement propre au terrain. La création d’une mare naturelle, d’un jardin de curé (dont les espèces cultivées serviront pour la lutte biologique sous forme de purins, décoctions, infusions, et pour abriter les plantes auxiliaires), la plantation de bandes fleuries entre les cultures, et l’absence de produits phytosanitaires sont des éléments inhérents au projet.

Ne se définissant pas selon un courant en particulier, Lisa-Marie appuie surtout sa pratique sur l’observation et le fait de s’adapter continuellement suivant les résultats de ce que la terre veut bien donner. Dans ce but, elle privilégie au maximum la saisonnalité, les rotations de culture avec une jachère de 3 ans composée d’un mélange pour prairie fleurie et fauché 1x/an pour du paillage, les bonnes associations, la présence d’une biodiversité favorable au développement de prédateurs des nuisibles, l’utilisation de variétés adaptées au sol et au climat,… Elle souhaite axer ses choix de cultures sur des variétés non répandues, locales, anciennes (cardons, salsifis, raifort,…) mais aussi se spécialiser dans les légumes perpétuels et de longue occupation (artichauts, asperges, cardons, tubercules en tous genres,…) dont une partie de sa parcelle sera dédiée. Les légumes perpétuels sont des légumes qui repoussent chaque année ou qui se ressèment spontanément. Elle réalise elle-même la majorité de ses semis sur le champ, sous une serre transformée en pépinière (non chauffée).

La relation avec ses clients est un autre aspect qui tient particulièrement à coeur de Lisa-Marie. Elle aime échanger avec eux, avoir leurs retours sur ses produits et ainsi orienter ses cultures, leur expliquer ses pratiques et leur assurer une transparence et une traçabilité sur ce qu’il.elle.s consomment. Des visites pédagogiques pour redécouvrir l’usage des plantes sont également imaginées.

Le projet a aussi pour but de créer des synergies et développer plusieurs partenariats au niveau local : Hel Essentielle (herboristerie/aromathérapie), Chamarel (réstaurant bistronomique), Ferme du Tri al Me (échange de matériel, production de légumes de longue occupation et qui demande de plus grande surface), Terre EnVie (accueil de personnes en situation de handicap).
Comme elle l’écrit elle-même : « Tout est possible et envisageable ».

Installation sur un terrain longue durée

Le premier terrain occupé par Lisa-Marie sur la commune de Ramilies était une occupation avec une convention précaire. Ce qui empêchait la maraîchère de développer son projet et de se projeter dans l’avenir. L’amélioration de la fertilité du sol, la plantation de haies, l’installation de serres ou d’autres infrastructures tel qu’un système de récupération des eaux de pluie sont, dans ces conditions de précarité, difficiles à entreprendre.

Après plusieurs recherches, Lisa-Marie a enfin signé un commodat de 10 ans avec Terre-en-vue pour la mise à disposition gratuite d’un terrain de 91 ares, situé à Rue d’Hedenge à Bomal. Ce terrain est lui-même mis à disposition par des propriétaires privés à Terre-en-vue. Une aubaine pour l’agricultrice car cela lui permet de continuer à fidéliser son réseau de mangeur.euse.s et de rester dans la commune de Ramilies.

Lisa-Marie prévoit une installation complète et fonctionnelle sur le terrain d’ici 3 ans. En 2022, elle espère démarrer ses premières cultures maraîchères.

Où trouver ses légumes ?

Lisa-Marie fournit ses légumes auprès de trois points de vente de la région : La Main dans le Vrac (Hélécine), So Vrac, So Good (Thorembais), Le Relais du Terroir - Ferme Godfriaux (Malèves). Une fois par semaine, le samedi, elle organise un point de vente en direct dans la cour de la Ferme du Tri al Me (Jauche). A terme, elle envisage d’organiser de la vente en direct sur le champ.

Terre-en-vue est très heureuse d’avoir permis à Lisa-Marie de continuer son activité et souhaite beaucoup de succès à son projet, Au Pré Madame, prometteur de nombreux échanges et partenariats !
La terre doit servir à nourrir. Espérons que cet exemple puisse inspirer d’autres propriétaires de terres agricoles inoccupées !


Arbre public du projet

Rejoignez-nous à l’agora des groupes locaux qui se tiendra de 10h à 13h, le 3 juillet dans le cadre de la fête de la ferme de la Jussière. L’Agora des groupes locaux sera inspirée du world café. Le world café, c’est un outil d’intelligence collective qui permet de faire émerger d’un groupe des propositions concrètes. Ça reproduit l’ambiance d’un café dans lequel les participant.e.s débattent d’une question/d’un sujet en petits groupes autour de tables. Pratiquement, on constitue des groupes de 4 à 5 participant·e·s qui s’asseyent autour d’une table, sur celle-ci, quelques bics et une nappe en papier sur (...)