La matinée était consacrée à la présentation de nombreux projets inspirants, démontrant une gestion responsable de nos terres publiques.
- Nous épinglerons en particulier le témoignage de la Fabrique d’Eglise de Sivry Rance (accompagnée depuis plus de 3 ans par Terre-en-vue) qui a présenté son expérience de vente d’une ferme du XVIIe siècle, qu’elle n’avait pas les moyens de rénover. Pour éviter que cette ferme soit rasée, elle a été vendue à prix fixe avec critères d’attribution, afin de trouver un acquéreur soucieux de poursuivre une activité agricole sur les lieux. La ferme a ainsi été vendue à un jeune couple d’éleveurs de moutons.
- Nous avons aussi noté l’interpellation du CPAS de Bruxelles, propriétaire de 3.400 hectares de terres en Wallonie et en Flandres, qui a mis en place une gestion rigoureuse de ses terres, mais qui “craint le pire” quant à leur avenir, si le gouvernement venait à prendre la décision de vendre ce précieux patrimoine. Cette interpellation sera probablement suivie d’une action collective à ce propos. Il en va de l’avenir de nos fermes, car de nombreux agriculteurs occupant ces terres ne seront pas en mesure de les racheter et risquent de perdre l’accès à leur premier outil de travail.
La rencontre aura aussi été marquée par la présence des syndicats des jeunes agriculteur.rices, dont la FJA, la FUGEA et Groene Kring, qui ont insisté sur l’importance des terres publiques comme levier pour favoriser le renouvellement générationnel en agriculture.
La journée s’est poursuivie sous la forme d’ateliers afin de favoriser les échanges sur différentes thématiques précises et de renforcer les liens entre acteurs.