La question de l’accès aux terres agricoles nourricières – et plus largement de notre souveraineté alimentaire – en engendre une deuxième : quelles pratiques agricoles privilégier afin de préserver les sols qui nous nourrissent ?
Une transition vers des pratiques agroécologiques plus durables et plus respectueuses de l’environnement, de la biodiversité, des sols et de l’humain est essentielle, mais ne se fera pas du jour au lendemain. L’agriculture dépend en effet de décisions politiques, de choix de consommation, d’aides et de revenus, qui constituent tout un système à observer, analyser et comprendre afin d’agir plus justement.
Comment impliquer et allier citoyen·nes et agriculteur·ices dans cette transition ? Comment soutenir le milieu agricole sans opposer agroécologie et agriculture conventionnelle ?
Recréer des liens de confiance et de solidarité entre le monde agricole et les citoyen·nes-mangeur·ses est vital ! Il s’agit également d’encourager et soutenir le milieu agricole dans sa nécessaire transition vers l’agroécologie en tant qu’alternative durable aux pratiques agricoles majoritaires actuellement, destructrices du vivant. Cette transition nécessite certainement des impulsions politiques, mais il est indispensable que les agriculteur·rices se sentent soutenu·es dans cette transition, qu’ils/elles sachent que les citoyen·nes adhèrent à leurs choix et répondront présent·es, même dans les moments délicats.
Les actions de Terre-en-vue co-construisent cette démarche mutuelle et garantissent ainsi la base démocratique du changement.