Qui sommes-nous ?

Terre-en-vue est un mouvement qui rassemble les agriculteur·rices, les citoyen·nes et les pouvoirs publics pour défendre nos terres agricoles nourricières et en faciliter l’accès aux fermes agroécologoqiques, biologiques et locales.

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Quelle que soit votre manière de nous rejoindre, aidez-nous à être nombreux·ses à défendre nos terres nourricières !

Plaidoyer

Terre-en-vue est force de propositions pour protéger nos terres agricoles nourricières et en faciliter l’accès pour les fermes agroécologoqiques, biologiques et locales.

Que deviennent nos terres agricoles ?

Saviez-vous que ces 30 dernières années, en Belgique, 43 fermes ont disparu en moyenne par semaine ? Et que chaque année, en Wallonie, 2.000 hectares de terres perdent leur affectation agricole ?

L’évolution du paysage agricole belge et wallon est inquiétante et se fait au détriment de l’environnement et de notre souveraineté alimentaire.

Martin Chavée

A qui profite la terre ?

Le phénomène de concentration des terres

En 30 ans, la Belgique a perdu 63 % de ses fermes, principalement les fermes de petite taille (moins de 50 hectares). Sur la même période, la superficie moyenne par ferme a plus que doublé, entraînant un phénomène de concentration des terres au profit de grandes exploitations, aux pratiques agricoles souvent intensives et peu respectueuses de l’environnement.

L’absence de régulation du marché foncier

Si la location de terres agricoles est bien encadrée par le décret sur le bail à ferme de 2019, l’achat des terres agricoles ne l’est pas : n’importe qui peut acheter une terre agricole et à n’importe quel prix. Conséquences ? Plus de 30 % des surfaces sont acquises aujourd’hui par des privés ou des sociétés non liées au secteur agricole. Les terres agricoles sont sous une pression immobilière de plus en plus forte et sont trop souvent converties en zones (péri)urbaines. De plus, de nombreux projets menacent profondément leur fonction nourricière : la production de biomasse (cultures destinées exclusivement à la production d’énergie), l’agrivoltaïsme, l’élevage de chevaux de loisirs ou encore les cultures ornementales (sapins de Noël, fleurs à couper…).

Terreenvue urbanisation

Vers de nouveaux modèles d’agriculture

Aujourd’hui cependant, un nouvel intérêt pour l’agriculture se profile. Le modèle agro-industriel dominant a montré ses limites et de plus en plus de jeunes souhaitent reprendre ou démarrer des fermes, sur base de modèles agricoles « durables » : agriculture biologique et paysanne, agroécologie, biodynamie, permaculture.

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Ces différentes formes d’agriculture durable ont toutes la spécificité de respecter l’intégrité des êtres vivants et des terres nourricières :

  • Elles préservent la force régénérative des sols
  • Elles limitent la consommation d’eau et d’énergie
  • Elles réduisent la production des gaz à effet de serre
  • Elles visent des cycles fermés de matériaux et d’énergie
  • Elles favorisent la biodiversité et s’adaptent aux écosystèmes présents
  • Elles contribuent à la souveraineté alimentaire locale, en fonctionnant en circuit-courts

Le nombre de fermes ayant opté pour ces modèles d’agriculture reste encore relativement marginal, avec 15,5% des superficies agricoles wallonnes cultivées en agriculture biologique en 2024. Les obstacles sont en effet nombreux : accès aux savoirs et savoir-faire, accès aux capitaux, accès aux marchés et bien sûr accès à la terre – frein majeur au développement de cette agriculture durable.

Comment, dans un tel contexte, faire émerger des projets agro-écologiques, redynamiser le milieu rural et péri-urbain, assurer la relève agricole et faire que l’agriculture durable devienne une réalité ? C’est le défi que s’est fixé Terre-en-vue !

Vers de nouveaux modes de gouvernance en bien commun

Le système juridique actuel, basé sur la propriété privée, induit un rapport de domination à la terre et aux agriculteur·rices qui en prennent soin. Terre-en-vue invite les citoyen·nes et les agriculteur·rices à remettre en cause ce système, en créant des espaces de débats et en expérimentant de nouveaux rapports à la terre : il s’agit de se réapproprier les « communs » et de créer ensemble de nouveaux systèmes de gouvernance.

La gestion en bien commun consiste à s’organiser collectivement pour gérer ensemble une ressource – ici la terre agricole – au service de la collectivité, avec la volonté de préserver ces terres pour les futures générations. Concrètement, nous invitons citoyen·nes et agriculteur·rices à déterminer ensemble les règles d’usage (clauses environnementales, contrats, règles de contrôle…). Le collectif citoyen délègue ensuite aux agriculteur·rices la responsabilité de cultiver ce bien commun avec soin, et d’y produire une alimentation durable et saine. Ainsi, la gestion de la ressource n’est pas laissée au marché économique, ni à l’État.

Soutenons l'agriculture de demain !

Découvrez comment, en tant que citoyen·ne, vous pouvez prendre part au mouvement.

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