Terre-en-vue est un mouvement qui rassemble les agriculteur·rices, les citoyen·nes et les pouvoirs publics pour défendre nos terres agricoles nourricières et en faciliter l’accès aux fermes agroécologoqiques, biologiques et locales.
Terre-en-vue agit concrètement pour sécuriser l’accès à la terre pour les agriculteur·rices, mobiliser les citoyen·nes dans une démarche d’éducation permanente et accompagner les propriétaires publics et privés pour une bonne gestion des terres agricoles.
Quelle que soit votre manière de nous rejoindre, aidez-nous à être nombreux·ses à défendre nos terres nourricières !
Terre-en-vue est force de propositions pour protéger nos terres agricoles nourricières et en faciliter l’accès pour les fermes agroécologoqiques, biologiques et locales.
Rue Charles Leleux 12, 6591 Momignies
La Ferme du Pré au chêne est une ferme de productions de céréales, de meunerie et de boulangerie située à Macon (Momignies). La ferme a bénéficié du soutien de Terre-en-vue en 2022 pour sécuriser son accès à 4,68 hectares.
Cette levée de fonds est clôturée. 84 coopérateur·rices ont rassemblé ensemble un montant de 134.530€. Vous pouvez encore prendre des parts pour soutenir ce projet à long terme. Vos parts sont importantes car elles permettent aussi de compenser les éventuels retraits de parts d’autres coopérateur·rices à l’avenir.
Philippe Genêt est paysan-boulanger à la Ferme du Pré aux Chênes. La ferme est implantée un peu à l’écart du petit village de Macon, près de Momignies, dans un cadre magnifique – mais devenu rare – de prairies bocagères à haute valeur biologique.
Lorsque Philippe nous fait visiter sa ferme, en septembre 2022, l’herbe toute tendre pointe le bout de son nez depuis quelques jours après des mois de sécheresse intense – une sorte de deuxième printemps. On commence par le café, entourés de courges fraîchement récoltées, et on pose les bases. Ici, nous ne sommes pas dans une ferme quelconque : on y vit et produit en autonomie énergétique (panneaux solaires & batteries pour actionner les moulins, feu de bois pour la cuisson), le partage est une valeur pilier du projet, le métier de paysan y est revendiqué.
Deux jours par semaine, le grand four à bois accueille les pains au levain préparés par Philippe. Ils sont à base de différentes variétés d’épeautre et de froment – des variétés “population”, cultivées soit par Philippe, soit par des collègues des environs.
Des variétés “population”, késako ? Des variétés ni anciennes, ni modernes, mais à la croisée des deux et qui correspondent aux différentes réussites culturales de ces dernières années. En effet, Philippe conserve chaque année ses semences, et les croisements répétés lui ont permis de créer ses propres variétés, qui s’adaptent donc année après année aux conditions du terrain (type de sol, climat, ravageurs…). Ici, vous l’aurez compris, nous sommes loin des pains sans âme de la grande distribution !
En plus d’assurer la boulangerie et la production de céréales sur une quinzaine d’hectares, Philippe élève chaque année une vingtaine de porcs de race rustique Duroc. Élevés en plein air, vous les retrouverez bien heureux dans leur bain de boue à quelques pas du bâtiment de la ferme – en bordure d’un verger pâturé par quelques moutons et de la roulotte des poules pondeuses. A l’arrière du bâtiment de ferme, on aperçoit une petite serre tunnel et un jardin potager, destiné à l’autonomie des habitants.
Originaire de Liège, Philippe n’est pas issu du milieu agricole. C’est pour lui une reconversion professionnelle, après avoir testé le métier dans différentes fermes du Mouvement d’Action Paysanne (la ferme du Pré aux Chênes est maintenant à son tour ferme-école du MAP !). Il a eu l’opportunité voici plusieurs années d’acquérir une dizaine d’hectares à Macon et d’y construire sa ferme (qui compte habitation, boulangerie, meunerie et stock de céréales). L’arrivée dans un territoire inconnu n’est pas chose aisée, mais Philippe a rapidement créé des synergies avec d’autres agriculteurs de la région.
Fin 2021, Philippe apprend que sa voisine la plus proche – ancienne agricultrice – vend sa ferme, et quelques hectares attenants. Philippe y voit une opportunité pour bénéficier de bâtiments supplémentaires, car son activité est à l’étroit – mais surtout de re-dynamiser une ferme qui avait arrêté ses activités. C’est alors que se crée le collectif Amagda (l’ancienne propriétaire s’appelle Magda) : plusieurs jeunes d’horizons différents (y compris Philippe !) s’associent pour envisager la reprise de la ferme. Ils forment une coopérative, qui lève des fonds pour acquérir le bâti – et font appel à Terre-en-vue pour acquérir les terres attenantes. La ferme, après quelques transformations, accueillera de l’habitat partagé, un café citoyen, une brasserie, une programmation culturelle, un projet de culture de plantes aromatiques et médicinales, une meunerie, et… les céréales de Philippe.
Les terres acquises par Terre-en-vue forment un bloc de 4,6 hectares attenants à la ferme de l’Amagda. Philippe les intègre dans sa rotation de cultures (entre céréales et fourrage pour les animaux).
L’intervention de Terre-en-vue permet l’émergence de nouveaux projets ruraux, mais aussi la préservation du rôle nourricier de ces terres et leur intégration au sein d’un écosystème social et économique très complet.
Agriculteur.rice(s) : Philippe Genet
Adresse de la ferme : Rue Charles Leleux 12, 6591 Momignies
Mail : fermedupreauxchenes@gmail.com
Téléphone : 0474/197 764
Dans le cadre de sa levée de fonds, cette ferme a bénéficié du soutien de :
Ensemble, préservons les terres qui nous nourrissent.